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mercredi 10 septembre 2014

Saint-Antoine l'Abbaye, l'église abbatiale

Ce qui frappe en premier quand on entre dans l'église abbatiale (XIIe-XVe siècles) de Saint-Antoine, ce sont ses grandes dimensions et l'exceptionnelle lumière qui la baigne de toutes parts



De nombreuses peintures murales la décorent


Magnifique façade gothique flamboyant
 au soleil couchant de cette belle journée de septembre



Tout sur l'église de Saint-Antoine l'Abbaye ICI


Saint-Antoine l'Abbaye

Après avoir quitté La Sône et les bords de l'Isère, nous prenons la direction de Saint-Antoine l'Abbaye.

Dans cette région du Sud Grésivaudan nous sommes en pleine zone géographique de l'AOC Noix de Grenoble et les plantations de noyers s'étendent à perte de vue.


A environ une quinzaine de kilomètres de La Sône se situe l'un des plus beaux villages que j'aie eu l'occasion de visiter et qui mérite amplement son classement au titre des "plus beaux villages de France".

Balade dans les ruelles de Saint-Antoine l'Abbaye








Magnifique Place de l'Abbaye



Jeux d'ombre et de lumière sur les façades de l'Abbaye

Détail d'un mur de galets

Visite du jardin médiéval (ici le jardin arabo-andalou) et de l'exposition "Jardins de cloîtres, jardins de princes ... quand le parfum portait remède" (Musée de Saint-Antoine l'Abbaye)

Intéressant compte-rendu de visite sur le site "Les Parfumeurs amateurs"


Pause rafraîchissante et méritée avant de reprendre notre visite

Le 4/11/2015, joli reportage au JT de TF1 sur le tailleur de pierre de Saint-Antoine-l'Abbaye. A voir  ici.

mardi 9 septembre 2014

Choranche, ruisseau de Gournier

A la sortie de la grotte de Choranche, nous suivons les conseils donnés au camping de Pont-en-Royans et partons sur le chemin du ruisseau de Gournier.


Après quelques minutes de marche, nous arrivons à cet endroit enchanteur, le ruisseau de Gournier peu après sa sortie de la grotte du même nom, aux eaux d'un étonnant vert émeraude.



Sur le chemin du retour nous admirons les falaises calcaires de Presles.



Grotte de Choranche


Quel émerveillement en visitant cette grotte dont mes photos rendent bien mal la beauté ! A quelques mètres à peine de la porte qui donne accès à la galerie je suis restée bouche bée devant le spectacle (site officiel de la grotte)

Photo Google

Les fistuleuses sont une des particularités de cette grotte. Ce sont de fines stalactites formées d'un tube naturel de concrétion de calcite au sein duquel circule l'eau d'infiltration (Wikipédia). On dirait des aiguilles de verre.

Photo Google

Une autre particularité étonnante est la présence de protées. "Amphibien rampant capable de se métamorphoser en dragon dans la mythologie grecque. Surnommé le "fossile vivant" parce qu'il est une des espèces les plus anciennes au monde et parce qu'il a gardé la plupart de ses caractères d'origine, le protée est incontestablement l'animal le plus curieux du monde souterrain. Le protée est endémique de la Slovénie. Vous pourrez le découvrir à Choranche en aquarium. La grotte les héberge dans un programme de sauvegarde de l’espèce. C'est un amphibien qui se nourrit de micro-organismes et des autres espèces cavernicoles. De par sa taille (jusqu'à 35 cm de long), il est le grand prédateur des fonds souterrains. Comme tous les cavernicoles, il n'a pas d'yeux et est dépigmenté." (site officiel de Choranche)

J'avais vu des animaux similaires à la feria Tristán Narvaja à Montevidéo. A ma question le guide - très qualifié - m'a répondu qu'il s'agissait d'axolotls, originaires du Mexique. Julio Cortázar, l'écrivain argentin, en a fait un conte fantastique assez ... oppressant !

Camping de Pont-en-Royans

 Bucolique et romantique à souhait cet emplacement au bord de la rivière, non ?
Un épisode de la série Kaamelott y a même été tourné.

Brumes matinales sur la Bourne

Visiteurs très intéressés par notre petit-déjeuner !

Le camping de Pont-en-Royans, comme beaucoup de campings municipaux, est simple, de petite taille, avec des équipements modestes mais suffisants. En arrivant dans un endroit aussi bien situé en bordure de rivière, nous pensions profiter de la nature, du calme et du chant des petits oiseaux. C'était sans compter la présence de nos voisins camping-caristes qui eux ont très nettement préféré la soirée apéro aux charmes de la nature. Un orage fort bien venu a mis fin à leurs agapes bruyantes et nous a permis de nous endormir. 

Nous commencions à prendre notre petit-déjeuner en admirant les brumes matinales sur la rivière quand nos infatigables voisins se sont mis à briquer de fond en comble leur camping-car et leur immense auvent. Il ne manquait que l'aspirateur !

Le jeune employé cool et sympathique de l'accueil, auquel nous faisions part de notre déception, nous a confirmé que les "vrais" camping-caristes (ouf ! il ne nous classe pas parmi eux) aimaient se regrouper, où qu'ils se trouvent, de préférence avec des personnes de leur département ou région. Nous avons donc appris à nos dépens qu'il fallait se garer le plus loin possible d'eux (ce qui est dommage car ils se réservent bien souvent les meilleurs emplacements).


Le deuxième soir ce même sympathique employé nous a offert un emplacement dans une autre partie du camping, habituellement réservée aux résidents à l'année. Il n'étaient que deux ce jour-là, très discrets, et nous avons passé une soirée et une nuit des plus tranquilles, en pleine nature. Tout ce qu'on aime !

lundi 8 septembre 2014

Balade dans les ruelles du vieux Pont-en-Royans

Après avoir traversé le pont et remonté la Grande Rue, nous nous engageons dans des ruelles en escaliers d'un autre âge, où des chats se chauffent au soleil sur les pierres des seuils ou des marches.



Photo du net

De petits chemins de plus en plus étroits grimpent entre les murets de pierres, de terrasses en terrasses, jusqu'à de modestes vignes ou potagers depuis longtemps abandonnés.


Et partout des escaliers, des portes, des portillons ...



Détail d'une porte

Pont-en-Royans

Nous sommes arrivés à Pont-en-Royans avec un temps particulièrement lourd, un ciel orageux et une lumière grise peu propice aux photos. Mais le site est tellement particulier, captivant, que ces quelques désagréments furent vite oubliés.

Maisons suspendues sur la rive droite de la Bourne
La première chose qui frappe quand on découvre ces maisons construites directement sur le rocher, c'est la hauteur de certaines d'entre elles. Les plus hautes auraient onze niveaux !

Puis c'est la manière dont elles prennent appui directement sur le rocher,

avec force pilotis

ou arcs en pierre.

Détail d'une maison en surplomb au-dessus de la Bourne
et ancien moulin sous le pont.

Les formes mêmes du rocher sont surprenantes.

Vestiges d'installations hydrauliques sur la Bourne
en amont du Pont.

L'histoire de ce village du Vercors est particulièrement intéressante. La construction des maisons suspendues remonte à la fin du Moyen-Âge (XVe et XVIe siècles) et visait à favoriser le négoce du bois qui était alors la grande richesse du Vercors. De par son emplacement sur une étroite gorge de la Bourne et son pont jeté entre deux rochers, Pont-en-Royans était le passage obligé donnant accès aux plateaux du Vercors.

Quand le commerce du bois perdit de son importance, c'est l'eau qui devint une richesse et fit de Pont-en-Royans une bourgade industrieuse grâce à ses nombreuses installations hydrauliques qui permirent l'installation de moulinages et soieries (les magnaneries de la Drôme ne sont pas loin), de tourneries, puis de petit outillage électrique jusque dans les années 50.

Pont-en-Royans au XIXe siècle



En route pour le Vercors

 L'Isère à St-Quentin-sur-Isère
Pause casse-croûte au bord de l'eau

Pont entre Tullins et St-Quentin-sur-Isère

Oups ! je crois qu'on gêne. D'accord d'accord, on s'en va ...